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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 16:31

 

Le Manuel de dramaturgie à l'usage des assassins, dans les 50 bouquins de l'été du magasine LIRE ! Suffit de cliquer sur l'image ci-dessous. Elle est pas belle, la vie ? 

 

Manuel de dramaturgie à l'usage des estivants
Published by Jerome
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 14:10

 

 

flyer-marabout.jpg

 

20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:45

 

Tu avances dans la rue... Les mots, sur les murs, te parlent...

 

00 si je t aime

01 non

02tout est merdique

03 est ce que je pense que

04 le peur

05 controle

06 l amour

07 oui c est un fait

08 l amour je le sais

09 ne signifie rien sans

10 le pouvoir qu'on a

11 ces malentendus qui donnent

 

Tu as bien lu.

Si je t'aime ? Non. Tout est merdique. Est-ce que je pense que la peur contrôle l'amour ? Oui, c'est un fait.

L'amour, je le sais, ne signifie rien sans le pouvoir qu'on a l'un sur l'autre : ces malentendus qui donnent mauvaise conscience.

Tu continues ta marche...

 

12 nous devons lutter contre

13 les vrais sentiments

14 notre relation

15 mon ego

16 avant

17 ton plaisir

18 voila ce que j'ai

 

Nous devons lutter contre les vrais sentiments. Notre relation sert mon ego avant ton plaisir. Voilà ce que j'ai en tête.

 

Tu ne veux pas continuer. C'est toi qui décide, pas le chemin. Tu reviens sur tes pas. Tu relis.

 

18 voila ce que j'ai

17 ton plaisir
16 avant
15 mon ego
Voilà ce que j'ai en tête : ton plaisir avant mon ego.
 
 
Hey ! C'est mieux. Continue... reviens sur tes pas...
14 notre relation
13 les vrais sentiments
12 nous devons lutter contre
11 ces malentendus qui donnent
10 le pouvoir qu'on a
09 ne signifie rien sans
08 l amour je le sais
Notre relation sert les vrais sentiments. Nous devons lutter contre ces malentendus qui donnent mauvaise conscience.
 
Le pouvoir qu'on a l'un sur l'autre ne signifie rien sans l'amour, je le sais.
 
 
07 oui c est un fait
06 l amour
05 controle
04 le peur
03 est ce que je pense que
02tout est merdique
01 non
00 si je t aime
Oui, c'est un fait : l'amour contrôle la peur.
 
Est-ce que je pense que tout est merdique ?
 
Non, si je t'aime.
18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 09:57

 

Sébastien MOUSSE : Bonjour Jérôme Fansten, welcome sur zonelivre, merci de m’accorder un peu de temps pour le site. Manuel de dramaturgie à l’usage des assassins est un livre hors-norme, comment on le « vend », on le présente à un éditeur, qui est en plus dans le roman ?

Jérôme FANSTEN : Stephen Carrière avait déjà publié mes deux premiers romans, donc c’est simple : je l’appelle, on déjeune, je lui parle du projet, et voilà. Il n’en veut pas alors je menace sa femme et ses enfants, il me signe, c’est parti.

Je n’avais pas comme but de faire un bouquin atypique, moi. Je ne me réveille pas le matin en me disant : « Tiens, aujourd’hui je vais être vachement original ! »

Au contraire, je me suis dit : je vais écrire un roman baroque, parce que j’aime travailler le langage, les mots… l’écriture blanche m’emmerde… je vais parler de dramaturgie parce que c’est mon boulot et que je commence à avoir un bon bagage… et je vais parler des rapports entre réalité et fiction parce que j’ai la furieuse impression qu’on habite chacun sa propre fiction et que de plus en plus de personne sont prêtes à tuer pour elle !

 

 

SM : À écrire un tel livre, soit l’on devient schizophrène, soit on l’est déjà et justement c’est une thérapie, vous allez mieux tous les deux ?

JF : Tu veux que je te dise ? Je suis le type le plus normal que je connaisse. Et je vais bien. J’ai arrêté de disséquer mes excréments, ma copine est revenue (en un seul morceau), bref, j’ai le vent dans le dos.

 

 

SM : Comme je l’ai écrit plus haut l’exercice de style est dangereux, à chaque moment on risque la chute, garder l’équilibre entre fiction/réalité, entre les différents styles d’écriture; le roman, le mail, le chat, etc. comment tu as fait pour travailler un tel manuscrit ?

JF : Pour commencer, je ne l’ai pas vu comme un exercice de style. Les documents qui accompagnent le récit permettent des jeux narratifs qui sont tout sauf gratuits ! Ellipses, flash back, etc. Ça propose, le temps d’une ou deux pages, de sortir du point de vue exclusif du narrateur… ça permet d’explorer les à-côtés du monde fictionnel mis en place, sans perdre le fil de la narration… Enfin, ça prolonge la réflexion sur les rapports réel/fiction qui sont au centre du bouquin !

Dans la première version remise à mon éditeur, il y avait au moins le double de « documents ». Eh ben j’ai viré, parce que ça ralentissait le rythme de la lecture ou que ça ne proposait pas d’éclairage particulier sur telle ou elle scène. Bref, la contrainte est là : allons-y pour les jeux formels, à condition qu’ils soient justifiés par l’intrigue.

Alors oui, on peut se tripoter et parler de sample ou de zapping , on peut dire que ce sont deux grandes figures artistiques contemporaines… Mais bon, ce serait des justifications a posteriori. La vérité, c’est que je voulais que le bouquin soit le plus ludique possible sans sacrifier à sa composante « expérimentale ». (Cela dit, je suis resté soft, parce que si tu lis Cortazar, par exemple, ou Perec, tu comprends vite que j’en suis encore au bac à sable niveau « jeux littéraires » !)

 

 

SM : C’est moi ou tu règles quelques comptes dans ton livre, balançant de-ci de-là quelques vacheries bien senties, sur certains acteurs, auteursputassiers, putassier, un adjectif que tu aimes et emploi fréquemment. Blasé par le milieu ?

JF : Hum… C’est pas mal, « putassier » pour décrire l’époque, non ? Cela dit, je l’ai surtout voulu comme un tic de langage du narrateur. Et c’est évidemment ironique parce que dans la série « putassier », le type se pose là !

Pour ce qui concerne les règlements de comptes… non, j’en sais rien. On ne va pas feindre de découvrir que les milieux du cinéma ou de l’édition sont, en marge des paillettes, de foutus paniers de crabes. Mais je n’ai pas passé tellement de temps sur ce sujet, une dizaine de lignes sur 460 pages, ça va.

En tout cas, je ne suis pas blasé, j’adore mon métier de scénariste. Je trouve que le scénariste en France est encore considéré comme un fusible interchangeable et/ou un paillasson, on réécrit trop dans son dos, mais les choses changent petit à petit. Tant mieux.

 

 

SM : Tu utilises ton propre blase, celui de tes amis, de ton éditeur, tu n’as pas été emmerdé par les stups ?

JF : Plus depuis que je leur donne une part de mes bénéfices.

 

 

SM : Si l’on doit écouter une musique, un album en lisant ton livre, ce serait quoi ?

JF : Peut-être le Unplugged de Nirvana. Pour la voix de Cobain, la même rage, sans l’hystérie des albums studio. Tu l’écoutes et tu te dis que ce type a une tribu de varans sur les cordes vocales ! ça secoue toujours autant.

Du blues, sinon. Plus calme, en surface.

En fait, c’est ça l’idée : n’importe quelle musique, du moment que c’est posé, voire paisible, sans pouvoir taire tout à fait le chaos qu’il y a en dessous.

 

 

SM : Si tu pouvais faire lire ton roman à une personne, réelle ou fictive, ce serait qui ? Et Pourquoi ? Tu es gentil, tu ne me balances pas l’entité ou ton jumeaux, merci.

JF : J’en sais rien. (NB : je n’ai pas de frère jumeau, by the way.)

 

 

SM : Jérôme, je te remercie d’avoir répondu à mes quelques questions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNWALKERS - des livres

 

Unwalkers : On a encore loupé quoi sur la chronique de votre livre ?

Moi : Vous dites que je suis taré et que je critique « le milieu bobo artistico mes couilles de Paname… » Alors, d’abord, je ne suis pas fou du tout. On ne peut pas écrire 400 pages cohérentes quand on entend les voix de Jeanne d’Arc ou qu’on se prend pour Napoléon. Une histoire qui tient la route, c’est du boulot ! Je suis un putain de moine, en vérité.

Quant aux « bobo artistico mes couilles », ma foi… j’ai pas envie de les critiquer, ce sont les derniers optimistes que je connaisse. Et j’ai toujours à cœur de protéger les espèces menacées. En revanche, c’est vrai que je les regarde de loin. Je leur jette parfois des cacahuètes, mais globalement je les laisse tranquille dans leur habitat naturel.

 

Ne me rassurez pas, tout est réel bien sûr ?

Oui, tout est vrai, et tout est raconté par le menu, au ras des pâquerettes, avec beaucoup d’exhibitionnisme.

Pour les besoins de la mise en scène, pour l’ambiance, j’ai pris quelques arrangements avec la réalité, mais c’est rare. (Par exemple, je ne garde pas le cadavre de ma mère dans un congélateur, comme c’est dit dans le bouquin. En vrai, j’ai eu recours à l’imprégnation polymérique, c’est-à-dire que j’ai remplacé les liquides organiques de son cadavre par du silicone, selon la bonne vieille méthode du docteur von Hagens. Maintenant, ma mère tient debout dans un placard. Vu le prix du mètre carré à Paris, c’est encore ce qu’il y a de mieux !)

 

Sinon, cette inventivité permanente, ce non cloisonnement d’un genre, c’est parti comment ?

Le noir ne m’intéresse que si je trouve des gens qui essayent de s’en sortir. Du coup, il y a toujours des choix vaguement rédempteurs, des bouts de lumière – cinquante nuances de noir, avec des étincelles et des coups de pied au cul. Je joue le contraste. Ça me porte presque naturellement vers l’humour noir et le mélange des genres. Et puis j’aime bien le baroque, tout simplement, les jeux de langages, les collages de références, etc. Et tout ça, ce sont des contraintes – donc de l’inventivité.

 

Vous citez pas mal de références littéraires, polar, ou autres, vous avez des gens à nous recommander ?

Bukowski écrit beaucoup moins depuis qu’il est mort, mais Grasset vient de publier Un carnet taché de vin. Des inédits. C’est plus anecdotique que ses nouvelles, mais ça fait toujours du bien de retrouver les vieux potes.

Sinon… Donald Day Pollock, pour Le diable, tout le temps. Le meilleur roman que j’ai lu ces derniers mois.

J’ai aussi adoré le dernier bouquin de Héloïse Guay de Bellissen, Le roman de Boddah. C’est l’historie de Curt Cobain, racontée par une créature imaginaire.

Et je vous recommande de jeter un œil aux nouvelles de Fabien Pesty, publié chez Paul&Mike, c’est atypique, délirant, sale, tout ce qu’on veut. J’ai découvert Pesty par hasard, via son blog, et je ne l’ai jamais perdu de vue.

Quoi d’autre ? Mes derniers coups de cœur, c’était surtout de la BD. SCALPED, de Jason Aaron et R.M. Guéra. Là, pour le coup, ça prend le contre-pied de ce que je disais tout à l’heure : c’est noir de bout en bout, sans aucune lueur d’espoir, tu prends ça dans la gueule et c’est tout. Et tu remercies, parce que c’est génial.

 

Je vous prends en cours de route, c’est un livre à part ce Manuel, ou bien les autres sont aussi barrés ?

L’amour viendra, petite !, c’est assez atypique, sur un mode assez ludique. Et érotique, aussi. Ceci explique cela. Là, mes références, mes pères, c’était en vrac Michel Audiard, Boris Vian, Rimbaud, les « livres dont vous êtes le héros » et… Brautigan. Démerdez-vous.

Les chiens du purgatoire, c’est un polar plutôt réaliste, très dur, rugueux, pas aimable. J’en suis très fier, c’est peut-être même ce que j’ai fait de mieux, mais je reconnais que ce n’est pas très facile à lire. J’ai fait malgré moi un roman pour happy few. Bon, ça arrive.

Mon premier roman, Les chiens du paradis… Il a les défauts d’un premier roman, mais si tu cherches du baroque, ça devrait te plaire !

 

 

un mot sur nous, sur vous, votre futur livresque ? Aboule ou on te casse un genoux !

Un mot sur vous ? Je me permettrais pas.

Sur moi ? Tout est dans le Manuel de dramaturgie… !

Pour le reste, les projets… Sur le feu, j’ai une histoire d’amour et un récit fantastique. Mais je suis surtout scénariste. Et là, je travaille sur deux projets TV et projet ciné. Du coup, les romans, ça ne sera pas pour tout de suite.

Je pense arrêter les assassinats, aussi. J’y prends de moins en moins de plaisir. Et puis c’est à la mode, tout le monde fait ça de nos jours, suffit d’une frustration mineure et d’une kalash’. Si en plus t’as un prétexte du genre « oui mais moi j’ai la foi », hop ! t’as même plus besoin de te cacher : dix milles merdeux te déroulent un tapis rouge… Ça vous dégoûte de tout.

 

17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 11:04

 

METRONEWS : c'est .

L'EXPRESS : c'est .

K-LIBRE : c'est .

ZoneLivre : c'est .

4deCouv : c'est .

 

Sur Babelio, des avis en vrac, dont un plus mitigé : c'est .

 

Published by Jerome
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 09:29

 

quotiden-luxembourg.jpg

 

Article tiré du Quotidien du Luxembourg :

quotidien-luxrembourg-grand.jpg

 

 

Et puis, sur le site de L'EXPRESS, une autre critique - en cliquant sur l'image ci-dessous...

 

Capture-d-e-cran-2015-02-27-a--09.31.09.png

4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 18:20

 

daesh-editions.jpg

3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:27

 

En réponse aux caricatures de Mahomet, l'Iran lance un grand concours de caricatures sur la shoah. 

Je ne sais pas ce qui me déprime le plus : leur certitude pathétique, à eux, de nous blesser au plus intime... ou notre certitude, à nous, qu'ils reprendront le fusil dès qu'ils se rendront compte qu'on n'a rien à foutre de leurs dessins ?


Allez, les gars ! Voici une p'tite caricature, histoire de participer à la réconciliation des peuples !


 

islamo-naze.jpg

 

Published by Jerome - dans Enervement(s)
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 08:00

 

homo001.jpg

 

 

djihad.jpg

 

 

 

terroriste001.jpg 

 

 

 

 

 

 

Les précédentes aventures de ces têtes de cons sont ICI.

 

Published by Jerome - dans Enervement(s)
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 14:44

 

 

ensemble-def-00.jpgensmeble def 01

ensembme DEF 02